Valorant, un jeu compétitif à souhait

 308 

C’est sans doute avec quelques préjugés que j’ai finalement – et tardivement – téléchargé Valorant. Découvrez dans ce test pourquoi j’ai eu des doutes et ce qui m’a très vite fait changer d’avis.

Une campagne originale

Depuis le mois d’avril, le FPS tactique Valorant fait parler de lui. Et pour cause, il promet une compétitivité similaire à Counter-Strike. Pour faire connaître son titre, Riot Games a fait appel à des streamers de Twitch. Ils pouvaient alors donner aléatoirement des codes d’accès à leurs spectateurs. Une campagne publicitaire gigantesque qui n’aurait, apparemment, pas couté un centime au développeur. Bien que ce procédé soit original, pour ma part, j’ai détesté ce concept. Je n’ai donc pas passé des heures sur un stream afin d’avoir accès à cette bêta fermée. J’ai toute de même jeté un œil afin de me faire un avis sur ce free-to-play à venir. Toutefois, je n’ai pas été convaincue, notamment par les graphismes, mais j’y reviendrai plus tard.

Le déroulement d’une partie

Si pour vous le monde de Valorant est encore un mystère, voici quelques explications afin de mieux cerner le déroulement d’une partie. Tout d’abord, le titre propose quatre cartes ainsi que quatre modes : non classé, compétition, spyke rush et parties personnalisées. Durant les parties non classées ou compétitives, deux équipes s’affrontent : des défenseurs et des attaquants. Ces derniers doivent faire exploser une bombe nommée « Spyke » sur l’un des deux ou trois sites à disposition sur la carte. Pour en sortir victorieux, il faut remporter treize manches. Les rôles sont inversés dès que treize manches ont été jouées par les deux équipes, ce qui peut totalement renverser la balance. Le mode spyke rush est semblable, les règles sont les mêmes, toutefois les parties sont plus courtes puisque la victoire est donnée à la première équipe qui remporte quatre manches. La subtilité de ce mode est que le paquetage d’armes est aléatoire.

Les agents

Au début de chaque partie, il faut sélectionner un agent. Au départ, cinq sont disponibles, six autres peuvent être débloqués en jouant et en amassant des points d’expérience. Chacun d’entre eux dispose de quatre sorts différents, dont une capacité ultime, à l’image d’Overwatch ou Apex Legends. Contrairement à ces deux jeux, dans Valorant ce n’est pas le temps qui recharge les capacités. Elles peuvent être achetées entre chaque manche, tandis que l’ultime se débloque avec des kills, en collectant des orbes disséminés sur les cartes ou en mourant. Le souci majeur de ces agents réside dans le fait qu’il faut accumuler un nombre d’heure de jeux hallucinant pour en acheter un. Au départ, deux se débloquent très rapidement. Il est donc primordial de prendre son temps avant de les choisir. Car ensuite, vous devrez activer un contrat sur l’agent que vous désirez et réaliser les cinq paliers, qui se résument en la collecte de points d’expérience, avant de l’obtenir. 

Achetez ou économisez

Ce qui rend ce titre très intéressant, c’est son système d’achat durant les parties. Comme pour les compétences des agents, les armes doivent être achetées entre deux manches. Le montant disponible dépend tant des actions collectives que personnelles. Ainsi, lorsque vous remportez une manche, vous disposez d’une somme plus importante pour faire vos emplettes. À contrario, si vous perdez, il va falloir faire les bons choix. Ainsi, si parfois il est bon d’acheter sans compter, il est d’autres fois nécessaire d’économiser pour revenir plus fort la manche suivante. Autre point intéressant : vous pouvez demander une arme à vos collègues. Si ces derniers ont suffisamment d’argent, ils peuvent vous l’offrir. L’esprit d’équipe se fait ressentir, même dans ce système monétaire.

Mes premiers pas

Sorti le 2 juin sur PC, ce n’est que près d’un mois plus tard que je me suis finalement décidée à télécharger Valorant. Sceptique au départ, j’ai très rapidement accroché. Effectivement, les graphismes ne sont pas au rendez-vous. Mais quelques petits détails nous donnent le sourire, comme le visuel proposé avec la carte Ascent, une ville flottante dans les airs. Le visuel des agents se veut lui aussi agréable et adapté selon leurs spécificités. Bref, sans prendre en compte les graphismes du jeu, qui restent très basiques, voire datés, plusieurs points positifs nous font rapidement oublier ces détails.

La tension est palpable

Parmi les qualités du titre, relevons les parties en elles-mêmes et la tension offerte par leur durée (plus d’une demi-heure par partie). En effet, cette durée peut faire peur, mais elle permet de découvrir les agents, d’apprendre à les manier ; une approche intéressante, notamment pour les débutants. Passé le cap de la découverte de ces agents, ces longs matchs nous amènent une certaine tension bienvenue. Il s’agit d’une compétition et le stress ne cesse d’augmenter au fil des manches. Pour espérer gagner, il faut une bonne cohésion d’équipe et aussi une bonne communication. Bien que la communauté soit parfois très insultante, au même titre que d’autres FPS ou jeux, la communication se révèle essentiel.

Un jeu lent et tactique

Un autre aspect intéressant de ce titre : sa lenteur et son esprit tactique. Contrairement aux autres FPS, la touche shift sert à marcher lentement et non à courir. Foncer tête baissée est donc une énorme erreur. Il faut être silencieux, gagner du temps et se montrer plus intelligent que son adversaire. Parfois, il vaut mieux fuir un combat perdu d’avance – si par exemple vous vous retrouvez seul face à trois ou quatre adversaires – afin de garder vos armes pour la prochaine manche. La meilleure façon de gagner n’est pas forcément de tuer. Notons aussi que le système de déplacement est complexe ; à l’image de Counter Strike. En effet, les strafes, par exemples, doivent se pratiquer d’une manière bien précise afin de tirer droit. Il est nécessaire de contre strafe : quand vous décalez à droite, il faut appuyer une faut sur la touche directionnelle gauche afin que l’agent se stabilise et que le tir parte droit.

Quelques astuces

Tout d’abord, avant de lancer une partie, il est important de bien connaître l’agent que vous souhaitez jouer. Le mode entraînement est alors bienvenu pour découvrir les atouts de chacun d’entre eux. Une fois en match, il est important de bien maîtriser son budget.

Si vous remportez la première manche, n’économisez pas, en revanche, si vous perdez, pensez à ne pas dépenser le peu qu’il vous reste. D’ailleurs, n’hésitez pas à ne pas engager le combat afin de garder votre arme pour la manche suivante.

Ne courez pas, soyez discret ! C’est l’essence même de Valorant. Pour surprendre l’adversaire et ainsi vous permettre de remporter le duel.

Gardez votre viseur à hauteur de tête… Trop de joueurs font cette erreur sur les FPS. En regardant le sol, vous partez avec un désavantage de taille lors d’un affrontement.

N’oubliez pas de vous arrêter pour tirer. Entraînez votre strafe comme je l’ai expliqué avant.

Finalement, un autre point essentiel à prendre en compte : la personnalisation de votre viseur. Voici une petite astuce pour améliorer son tir et éviter que le recul n’ait un trop gros impact sur votre gameplay, dans les paramètres de votre réticule, activez un décalage de 40 sur la ligne extérieure et désactivez l’erreur de tir et de mouvement. J’ai testé cette technique et ça fonctionne plutôt bien, notamment pour la Phantom et la Vandal.

Conclusion

L’objectif de Riot Games est de faire vivre ce titre plusieurs années, voire des décennies. Y parviendra-t-il ? L’avenir nous le dira. Quoi qu’il en soit, la communauté est présente et Valorant est un excellent jeu pour les passionnés de FPS tactiques. Je l’ai particulièrement aimé, malgré mes appréhensions initiales. Comme quoi, il ne faut pas juger un jeu à sa couverture… J’espère que ce titre continuera d’évoluer avec des cartes et des agents supplémentaires. Bien que je regrette un graphisme plus poussé et un temps d’attente trop long pour débloquer un agent, Valorant se veut extrêmement plaisant. C’est pourquoi je lui donne la note de 18/20.

Add Comment