Oddworld: Munch’s Oddysee, une aventure pas si homérique

 300 

Tout le monde connaît Abe, mais qu’en est-il de Munch ? Ce dernier appartient aux gabbits, une race aquatique qui peuple les océans d’Oddworld, mais il devient le dernier de son espèce quand les gabbits se font tous capturés dans un vaisseau spatial. Munch réussit à s’enfuir mais se brise son unique jambe dans un piège. Il sera alors capturé afin de servir de cobaye. Abe, quant à lui, est encore appelé à la rescousse afin de sauver les mudokons esclaves/matière première des différentes usines de son monde. Les deux compères vont alors devoir travailler ensemble afin de botter l’arrière-train des glukons. Le studio Oddworld Inhabitants nous livre donc encore un jeu dans lequel il va falloir sauver les différentes espèces peuplant ce monde.

Born to be A.L.I.V.E

Les précédents jeux utilisaient le moteur A.L.I.V.E (Aware Lifeform In Virtual Entertainment), c’est donc sans surprise qu’il revient en permettant de créer des interactions entre les divers PNJ peuplant le soft. Les deux protagonistes sont doués de parole afin de donner des ordres via le système Gamespeak, mais chacun possède une capacité spéciale. Munch peut utiliser le sonar implanté sur sa tête afin de localiser les alliés à sauver ainsi que les ennemis et les pièges, et Abe, comme à l’accoutumée, peut prendre possession des antagonistes afin de laisser place nette et de sauver ses camarades. Notons aussi que Munch’s Oddyssey est le tout premier jeu en 3D de la licence, le moteur a donc été adapté à cette nouvelle contrainte.

Munch nous accueillr à l’écrande démarrage !
Des problèmes à répétitions

Les mudokons n’apprennent vraiment rien de leur expérience passée et continuent encore et toujours de se faire traiter comme des esclaves. Si dans les deux premiers épisodes, ce leitmotiv se justifie, cette redondance devient lourde. Délivrer les fuzzles et mudokons devient lassant au bout d’un moment. À cela s’ajoutent des problèmes de caméra. Cette dernière peine à suivre l’action dans les passages exigus, ce qui entraîne souvent la sensation d’être dans un grand huit lancé à toute vitesse. En plus de cela, le personnage se trouve hors cadre, ne facilitant pas l’avancée. Mais ce souci provoque aussi un autre effet désastreux : ceux que nous devions sauver vont se tuer sur une mine placée hors champ ou encore se faire canarder par un slig posté dans un angle mort. Obtenir la bonne fin devient alors un sacré défi.

La promotion glukons

Les glukons mentent sans vergogne à toutes les espèces qui croisent leur chemin, tout comme les développeurs du jeu. La promesse d’un jeu en HD avec 60 fps fait saliver les connaisseurs du studio s’occupant de la réalisation de cette expérience. Mais quand le paquet est déballé, le charme se rompt. Des aplats de couleurs servent pour le monde : du vert pour l’herbe, du marron pour les roches extérieures et du gris pour l’intérieur des cavernes. Les objets ronds ou sphériques contiennent beaucoup d’angles, donnant l’impression d’un certain laxisme de la part d’Oddworld Inhabitants.

Le style glukon, une mode intemporelle !
Un karma assez moyen

Nos sympathiques héros se voient octroyer un karma positif ou négatif selon s’ils délivrent ou non leurs congénères. Ce système me paraît fort équitable pour juger Munch’s Oddysee. Pas mal de points négatifs, tels que les graphismes ou la gestion de la caméra , ont été évoqués mais en contrepartie, le jeu est fun, dans un monde vivant, des interactions vraiment bien réalisées et marrantes. Par conséquent, je lui octroie la note de 11/20.

Add Comment